Dans un article publié dans le journal Le Droit du 12 septembre 2019, la direction se dit surprise de la position de la présidente du SPUQO sur les « conditions d’embauche » (sic) pour le poste de recteur et l’accuse de vouloir « revenir sur une entente » qu’elle aurait conclue il y a 3 mois relative à celles-ci.

Remettons les choses en perspective…

« · Une formation universitaire de troisième cycle;

· Avoir déjà occupé un poste de professeur dans une université;

· Une très bonne connaissance des systèmes universitaires québécois et canadien, du réseau de l’Université du Québec et des réseaux gouvernementaux;

· Une vision stratégique claire du développement de l’établissement;

· Une connaissance approfondie des territoires desservis par l’UQO ainsi que des enjeux spécifiques liés à ces régions;

· La volonté et l’habileté de développer des relations constructives avec les partenaires du milieu et de jouer un rôle important dans le développement régional de l’Outaouais et des Laurentides;

· Une capacité à assurer la promotion et la sauvegarde des intérêts de l’UQO;

· Une capacité de jugement rigoureux et bien étayé;

· Un sens politique permettant de démontrer une capacité à faire valoir ses points de vue avec respect et conviction;

· Une sensibilité aux dimensions humaines et sociales des problématiques et une propension à les considérer dans la prise de décision;

· Une capacité d’écoute et de compréhension;

· Une aptitude à motiver, mobiliser et rallier la communauté universitaire derrière un projet et à favoriser la synergie des diverses composantes de l’Université;

· Une expérience et une habileté reconnues de gestionnaire dans un contexte d’université en région;

· Une habileté reconnue de gestionnaire capable d’administrer dans le cadre de contraintes budgétaires rigoureuses. »

L’Assemblée des gouverneurs de l’UQ « peut apporter d’autres suggestions concernant les critères de sélection » conformément aux dispositions du Règlement général 11 de l’UQ.

  • Le 11 septembre 2019, le secrétaire général par intérim de l’UQ, Me Martin Hudon, a invité (par courriel) le personnel de direction d’enseignement et de recherche de l’UQO à proposer des candidatures et à faire des suggestions « quant aux critères qui devraient présider au choix de la personne pour assumer le rectorat de l’UQO ».
  • Il appartient au comité de sélection de « déterminer les critères qui présideront au choix du chef d’établissement, en tenant compte des suggestions faites par le conseil d’administration et par l’assemblée des gouverneurs, de même que par les membres de la communauté universitaire […] » (article 8 du Règlement général 11).

On comprend de ce qui précède que les critères de sélection ne peuvent pas avoir fait l’objet d’une entente UQO-SPUQO.

Aussi, en ce qui a trait aux conditions d’embauche, il importe de signaler qu’elles sont définies par le Règlement général 6 de l’UQ, lequel est lui-même encadré par les règles budgétaires établies par le Conseil du trésor. Il est impensable que la direction de l’UQO puisse conclure une entente avec quiconque sur les conditions d’embauche du prochain recteur ou de la prochaine rectrice.

  • Le 12 septembre 2019, la présidente du SPUQO affirme que le doctorat n’est pas un critère pour disqualifier la candidature de M. Frédéric Poulin, directeur du CEGEP de l’Outaouais et elle ajoute : « qu’elle souhaite plutôt le plus grand nombre de candidatures de qualité possible pour remplacer l’actuel recteur. »

Je suis aussi d’avis qu’aucun critère, pris isolément, ne peut permettre de disqualifier quelque candidature que ce soit.

Surtout, j’espère vivement que l’UQO aura l’embarras du choix dans le cadre de cette course afin que les cinq prochaines années soient celles qui permettront à l’UQO de devenir l’université que l’Outaouais mérite et celle que la communauté de Saint-Jérôme est en droit d’espérer.

Louise Briand, professeure

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